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Décret n° 2011-733 du 27 juin 2011 modifiant les dispositions du code de la mutualité relatives au fonds national de garantie et aux systèmes fédéraux de garantie , JORF n°0148 du 28 juin 2011 page 10907

Lien Legifrance
Publics concernés : mutuelles, unions et fédérations de mutuelles.
Objet : fonds national de garantie et systèmes fédéraux de garantie dans le secteur de la mutualité.
Entrée en vigueur : immédiate.
Notice : le présent décret institue un fonds national de garantie (FNG) dans le secteur de la mutualité permettant de faire appel à la solidarité des organismes mutualistes en cas de défaillance d’un organisme assureur du secteur. Ce fonds présente les mêmes caractéristiques que les fonds de garantie des assurés créés pour les entreprises d’assurances relevant du code des assurances et que le fonds paritaire de garantie institué pour les institutions de prévoyance et leurs unions relevant du code de la sécurité sociale.
Le présent décret consacre également l’existence des systèmes fédéraux de garantie (SFG) créés à l’initiative des fédérations mutualistes pour offrir à leurs adhérents une aide technique et juridique et une garantie en cas d’insolvabilité, notamment en matière de couverture des risques « non-vie ». Il précise les conditions d’agrément des SFG et leurs conditions de fonctionnement.
Il articule enfin l’intervention respective du FNG et du SFG dans l’hypothèse de la défaillance d’un organisme assureur et fixe les règles institutionnelles avec l’Autorité de contrôle prudentiel.
Référence : les textes modifiés par le présent décret peuvent être consultés, dans leur rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre du travail, de l’emploi et de la santé et de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale,
Vu le code monétaire et financier ;
Vu le code de la mutualité, notamment ses articles L. 111-5, L. 111-6 et L. 431-1 à L. 431-8 ;
Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 modifiée relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, notamment son article 22 ;
Vu l’avis du comité consultatif de la législation et de la réglementation financières en date du 16 juin 2010 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de la mutualité (commission de la réglementation) en date du 31 janvier 2011 ;
Le Conseil d’Etat (section des finances) entendu, Décrète :

Au livre Ier du code de la mutualité, il est rétabli un chapitre Ier ainsi rédigé :
« Chapitre Ier
« Objet des mutuelles, unions et fédérations
« Section 1
« Système fédéral de garantie
« Art. R. 111-1. – L’agrément d’un système fédéral de garantie mentionné à l’article L. 111-6 est accordé, sur demande de l’union chargée de le gérer, par l’Autorité de contrôle prudentiel.
« Pour accorder l’agrément, l’Autorité de contrôle prudentiel s’assure :
« a) Que les moyens administratifs, notamment d’encadrement, et les moyens techniques et financiers sont compatibles avec les missions que l’union se propose de remplir ;
« b) De l’honorabilité et la qualification ou l’expérience professionnelle des personnes chargées de gérer le système fédéral de garantie ;
« c) Que les statuts de l’union chargée de gérer le système fédéral de garantie sont conformes aux dispositions de l’article L. 114-4.
« La décision délivrant l’agrément est publiée au Journal officiel de la République française et dans les conditions prévues à l’article R. 612-20 du code monétaire et financier.
« Art. R. 111-2. – L’Autorité de contrôle prudentiel statue sur la demande d’agrément dans les conditions prévues à l’article R. 211-9.
« Art. R. 111-3. – L’Autorité de contrôle prudentiel refuse ou retire l’agrément lorsque le système fédéral de garantie ne satisfait pas aux obligations législatives et réglementaires prévues par le présent code.
« Préalablement au retrait de l’agrément, l’Autorité de contrôle prudentiel notifie à l’union concernée, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou remise contre récépissé, les faits justifiant le retrait et l’invite à présenter ses observations écrites dans un délai de quinze jours.
« Si elle décide d’engager la procédure de retrait d’agrément, l’Autorité de contrôle prudentiel transmet au Conseil supérieur de la mutualité une demande d’avis, accompagnée d’un rapport explicatif ainsi que des observations présentées par l’union.
« L’avis du Conseil supérieur de la mutualité est réputé rendu dans un délai de trois mois à compter de sa saisine par l’Autorité de contrôle prudentiel.
« La décision de retrait de l’agrément doit être motivée et notifiée, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ou remise contre récépissé à l’union intéressée.
« La décision de retrait de l’agrément est publiée au Journal officiel de la République française et dans les conditions prévues à l’article R. 612-20 du code monétaire et financier.
« Art. R. 111-4. – Les mutuelles et unions affiliées ont obligation de se soumettre au contrôle sur pièces et sur place du système fédéral de garantie et de lui transmettre tous les documents nécessaires à son contrôle.
« Le système fédéral de garantie, dans les conditions et limites définies par son règlement, peut demander aux mutuelles ou unions qui lui sont affiliées de prendre des mesures de redressement lorsque leur situation financière ou administrative le justifie. Il peut, dans les conditions et limites prévues dans son règlement, exclure une mutuelle ou union qui ne se conforme pas aux obligations prévues au premier alinéa ou ne prend pas les mesures de redressement demandées.
« Le système fédéral de garantie informe sans délai le fonds national de garantie et l’Autorité de contrôle prudentiel de toute intervention financière et de toute mesure d’exclusion qu’il décide.
« Art. R. 111-5. – Le système fédéral de garantie établit un rapport de gestion annuel qu’il transmet à l’Autorité de contrôle prudentiel et au ministre chargé de la mutualité.
« Ce rapport fait notamment mention des interventions financières effectuées au profit d’un adhérent. »

Il est ajouté au livre IV du même code un titre III ainsi rédigé :
« TITRE III

« FONDS DE GARANTIE CONTRE LA DÉFAILLANCE DES MUTUELLES ET DES UNIONS PRATIQUANT DES OPÉRATIONS D’ASSURANCE
« Chapitre unique
« Le fonds de garantie
« Art. R. 432-1. – Le fonds de garantie institué par l’article L. 431-1 ne peut refuser l’adhésion d’une mutuelle ou union mentionnée au même article, agréée dans les conditions prévues aux articles L. 211-7 à L. 211-8 ou à laquelle un autre organisme s’est substitué au sens de l’article L. 211-5.
« L’adhésion au fonds ne prend fin qu’en cas de retrait, de cessation ou de caducité de l’agrément ou bien de retrait ou d’abrogation de la dispense d’agrément mentionnée à l’article L. 211-5.
« Pour les mutuelles ou unions qui adhèrent à un système fédéral de garantie prévu à l’article L. 111-6 agréé dans les conditions prévues à l’article R. 111-1, le fonds de garantie intervient à hauteur de la différence entre les limites fixées par l’article R. 432-7 et le montant pris en charge par le système fédéral conformément à son règlement. Lorsque la limite fixée par l’article R. 432-7 est inférieure au montant pris en charge par le système fédéral de garantie, le fonds de garantie n’intervient pas.
« Art. R. 432-2. – Les membres participants de mutuelles ou unions adhérentes, ainsi que leurs ayants droit et bénéficiaires, bénéficient du fonds de garantie, au titre des prestations relevant des branches 1, 2, 20 à 26 définies à l’article R. 211-2.
« Il est interdit d’utiliser à des fins publicitaires le fait que des bulletins d’adhésion à des règlements ou des contrats sont couverts par le mécanisme de garantie institué à l’article L. 431-1.
« Art. R. 432-3. – Le collège institué à l’article L. 431-2 est composé du directeur de la sécurité sociale, du président de l’Autorité de contrôle prudentiel et du président du conseil de surveillance du fonds de garantie, ou de leurs représentants.
« Art. R. 432-4. – L’Autorité de contrôle prudentiel peut retenir un taux de réduction différent par ensemble de bulletins d’adhésion à un règlement ou de contrats présentant les mêmes caractéristiques. Tous les bulletins d’adhésion à un règlement ou les contrats d’un même ensemble ont le même taux de réduction.
« Si l’Autorité de contrôle prudentiel décide le transfert de tout ou partie des bulletins d’adhésion à un règlement ou des contrats à un ou plusieurs organismes assureurs, elle fait procéder, aux frais de la mutuelle ou de l’union défaillante, à l’évaluation des actifs de cette dernière, afin de procéder à leur attribution. L’Autorité de contrôle prudentiel notifie à chaque organisme cessionnaire la liste des actifs accompagnant le transfert de portefeuille.
« Si l’Autorité de contrôle prudentiel estime que les taux de réduction proposés sont excessifs, elle peut, sur le fondement de l’évaluation mentionnée à l’alinéa précédent, demander aux organismes ayant répondu à l’appel d’offres d’améliorer leur offre dans un délai qu’elle fixe. En l’absence de réponse satisfaisante, elle peut rejeter leur candidature.
« Si la mutuelle ou l’union défaillante pratiquait les opérations relevant de l’article L. 222-1, les actifs affectés à ces opérations sont attribués aux cessionnaires des engagements correspondants.
« Art. R. 432-5. – L’organisme cessionnaire présente au fonds de garantie la demande de versement prévue au premier alinéa de l’article L. 431-3, dont il calcule le montant sur la base des engagements arrêtés à la date de publication au Journal officiel de la République française du transfert de portefeuille et des actifs accompagnant ce transfert. Lorsque la mutuelle ou l’union défaillante est garantie par un système fédéral de garantie, le fonds informe celui-ci sans délai de la demande de versement. Le système fédéral de garantie dispose d’un délai d’un mois à compter de la date de réception de la demande pour verser au fonds la part à sa charge conformément à son règlement. Dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande, le fonds, après avoir vérifié que les bulletins d’adhésion à un règlement ou les contrats sont couverts par la garantie et contrôlé le montant garanti par bulletin d’adhésion à un règlement ou par contrat, verse en une seule fois à l’organisme cessionnaire le montant de la somme qui lui est due en précisant, le cas échéant, la part prise en charge par le système fédéral de garantie.
« A titre exceptionnel, l’Autorité de contrôle prudentiel peut, sur la demande du fonds de garantie, accorder au fonds et au système fédéral de garantie une prolongation, qui ne saurait excéder au total trois mois, des délais prévus aux alinéas précédents.
« Les sommes dues par le fonds de garantie et, le cas échéant, par le système fédéral de garantie et non versées portent intérêt aux taux éventuellement prévus dans les bulletins d’adhésion à un règlement ou dans les contrats transférés, à compter de la date d’expiration du délai imparti au fonds pour en effectuer le versement.
« Pour les membres participants, leurs ayants droit et les bénéficiaires de prestations qui, en vertu des clauses du règlement auquel ils ont adhéré, ont un droit sur la provision mathématique du bulletin d’adhésion au règlement ou du contrat, l’organisme cessionnaire informe chaque membre participant, ayant droit ou bénéficiaire de prestations du montant de la reconstitution, effectuée par le fonds de garantie et, le cas échéant, par le système fédéral de garantie, de la provision attachée à son bulletin d’adhésion ou son contrat. Pour les autres opérations, l’organisme cessionnaire informe les bénéficiaires de prestations à la date d’intervention du fonds de garantie du montant de la reconstitution, effectuée respectivement par le fonds de garantie et, le cas échéant, le système fédéral de garantie, des prestations auxquelles ils ont droit.
« Le fonds de garantie dispose d’un délai de deux mois à compter de la date de versement prévue au présent article pour présenter à l’organisme cessionnaire, en son nom ou, le cas échéant, en celui du système fédéral de garantie, une demande de reversement.
« Art. R. 432-6. – Le liquidateur demande au fonds de garantie le versement prévu au deuxième alinéa de l’article L. 431-3, qu’il calcule sur la base des engagements arrêtés à la date de cessation des effets des bulletins d’adhésion à un règlement ou des contrats, déterminée dans les conditions prévues aux articles L. 212-20 et L. 212-21. Lorsque la mutuelle ou l’union défaillante est garantie par un système fédéral de garantie, le fonds informe celui-ci sans délai de la demande de versement. Le système fédéral de garantie dispose d’un délai d’un mois à compter de la date de réception de la demande pour verser au fonds la part à sa charge conformément à son règlement. Dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande, le fonds, après avoir vérifié que les bulletins d’adhésion à un règlement ou les contrats sont couverts par la garantie et après avoir contrôlé le montant garanti par bulletin d’adhésion à un règlement ou par contrat, procède à un versement en une seule fois, en précisant, le cas échéant, la part prise en charge par le système fédéral de garantie, au profit de chaque membre participant, ayant droit ou bénéficiaire de prestations contre la remise par celui-ci d’un récépissé du versement.
« A titre exceptionnel, l’Autorité de contrôle prudentiel peut, sur la demande du fonds de garantie, accorder au fonds et au système fédéral de garantie une prolongation, qui ne saurait excéder au total trois mois, des délais prévus à l’alinéa précédent.
« Le fonds met en œuvre la garantie, selon la même procédure, si le liquidateur présente une demande complémentaire de versement en apportant la preuve que des membres participants, ayants droit ou bénéficiaires de prestations concernés n’ont pas été en mesure de présenter à temps les bulletins d’adhésion à un règlement ou les contrats susceptibles de bénéficier de la garantie.
« Les sommes dues par le fonds de garantie et, le cas échéant, par le système fédéral de garantie et non versées portent intérêt au taux légal, à compter de la date d’expiration du délai imparti au fonds pour en effectuer le versement.
« Le fonds de garantie dispose d’un délai de deux mois à compter de la date de versement prévue au premier alinéa du présent article pour présenter au membre participant, ayant droit ou bénéficiaire de prestations concerné, en son nom ou, le cas échéant, en celui du système fédéral de garantie, une demande de reversement.
« Art. R. 432-7. – L’ensemble des provisions représentatives des droits à prestations résultant d’un même bulletin d’adhésion à un règlement ou contrat dont bénéficie un membre participant au titre d’une opération collective ou d’une opération individuelle est reconstitué :
« 1° Intégralement pour les prestations dues et échues à la date de notification mentionnée au I de l’article L. 431-2 ;
« 2° Intégralement pour les prestations des bulletins d’adhésion à un règlement ou contrats des branches 1 et 2 mentionnées à l’article R. 211-2 dues et échues entre la date de notification prévue au I de l’article L. 431-2 et la date de publication du transfert des bulletins d’adhésion à un règlement ou contrats ou de cessation de leurs effets ;
« 3° Jusqu’à concurrence d’un montant de provisions techniques de 70 000 euros pour les prestations déterminées par le ou les bulletins d’adhésion à un règlement ou contrats à devoir ou à échoir après la date de notification prévue au I de l’article L. 431-2, sauf pour les prestations mentionnées au 4° ;
« 4° Jusqu’à concurrence d’un montant de provisions techniques de 90 000 euros pour les rentes d’incapacité ou d’invalidité et les rentes résultant de bulletins d’adhésion à un règlement ou contrat en cas de décès, à devoir ou à échoir après la date de notification prévue au I de l’article L. 431-2, sans préjudice des dispositions prévues au 2°.
« Art. R. 432-8. – Dès la notification prévue au I de l’article L. 431-2, la mutuelle ou l’union défaillante informe chaque membre participant, ayant droit ou bénéficiaire de prestations de la procédure en cours.
« Les formalités à remplir par l’organisme cessionnaire du portefeuille de bulletins d’adhésion à un règlement ou de contrats pour bénéficier du versement par le fonds prévu au premier alinéa de l’article L. 431-3 sont précisées par le règlement du fonds de garantie. Celles qui devront être accomplies par le liquidateur en vue de permettre le versement prévu au deuxième alinéa du même article aux membres participants, ayants droit ou bénéficiaires de prestations sont également précisées par ce même règlement.
« Art. R. 432-9. – Le membre participant, l’ayant droit, le bénéficiaire de prestations ou l’organisme cessionnaire qui conteste une décision du fonds de garantie saisit la juridiction compétente du lieu de son domicile ou de son siège social.
« Art. R. 432-10. – Pour l’élection des membres du conseil de surveillance du fonds de garantie, chaque mutuelle ou union adhérente dispose d’un nombre de voix proportionnel à la part de ses cotisations dans le montant global prévu au premier alinéa de l’article R. 432-13.
« Les membres du conseil de surveillance du fonds sont élus pour une durée de cinq ans renouvelable. En cas de démission ou de décès d’un membre, il est procédé à une nouvelle désignation pour la durée du mandat restant à courir.
« Les statuts du fonds de garantie précisent en tant que de besoin les dispositions du présent article.
« Art. R. 432-11. – Les statuts du fonds de garantie déterminent la composition du directoire, la durée du mandat de ses membres, les conditions de leur remplacement ainsi que les modalités de convocation et de réunion des membres des organes dirigeants du fonds.
« Son règlement intérieur fixe les conditions de fonctionnement du fonds, de versement des sommes dues aux membres participants, ayants droit ou bénéficiaires ou aux organismes cessionnaires, de recouvrement des cotisations des mutuelles ou unions adhérentes et des pénalités de retard prévues à l’article L. 431-7, ainsi que les règles relatives à la tenue de la comptabilité du fonds.
« Art. R. 432-12. – Les décisions du fonds de garantie sont communiquées sans délai au ministre chargé de la mutualité.
« Art. R. 432-13. – I. ― Sous réserve des dispositions de l’article R. 432-15 et des dispositions du présent article relatives aux mutuelles ou unions se soumettant aux obligations prévues au premier alinéa de l’article R. 111-5 et prenant les mesures de redressement demandées par le système fédéral de garantie, le fonds doit disposer en permanence d’un montant global de ressources égal à 0,05 % du total des provisions mathématiques constatées au 31 décembre de l’année précédente pour l’ensemble des mutuelles et unions mentionnées à l’article L. 431-1. Le montant global est constitué par les mutuelles et unions adhérentes, après déduction des ressources propres du fonds qui comprennent les produits financiers, pour moitié par des cotisations versées au fonds et pour moitié par des cotisations non versées prenant la forme de réserves pour fonds de garantie.
« II. ― Le fonds de garantie notifie à chaque mutuelle ou union adhérente le montant de sa cotisation annuelle qui correspond à sa quote-part du montant global prévu au premier alinéa.
« Cette quote-part est égale au pourcentage que représentent ses provisions techniques constatées au 31 décembre de l’année précédente, après un abattement des trois quarts pour les provisions des contrats en unités de compte, dans les provisions techniques de l’ensemble des mutuelles et unions adhérentes calculées avec le même abattement. Pour les opérations faisant l’objet d’une convention de substitution au sens de l’article L. 211-5, les provisions techniques prises en compte dans le calcul sont celles constituées dans la mutuelle ou l’union garante.
« La cotisation annuelle d’une mutuelle ou union agréée dans les conditions prévues aux articles L. 211-7 et L. 211-8 ne peut être inférieure à 1 000 euros.
« III. ― Si le montant de sa cotisation de l’année est supérieur à celui de l’année précédente, chaque mutuelle ou union procède en une seule fois au versement au fonds et à la dotation à la réserve pour un montant identique, égal à cette différence. Lorsque cette différence est négative, elle donne lieu, la même année, pour moitié à sa restitution par le fonds à la mutuelle ou union concernée et pour moitié à une reprise par la mutuelle ou union sur la réserve pour fonds de garantie. Sous réserve du respect des dispositions du premier alinéa de l’article R. 432-13 concernant le montant global de ressources, lorsque cette différence est inférieure à 400 euros, le fonds peut ne pas ajuster la cotisation annuelle de la mutuelle ou union.
« Les mutuelles ou unions adhérentes disposent d’un délai de dix jours ouvrés à compter de la réception de la notification prévue au premier alinéa du II pour verser au fonds les cotisations.
« Le fonds de garantie informe sans délai l’Autorité de contrôle prudentiel de tout retard de versement de plus d’un mois ou de tout refus de versement d’une mutuelle ou d’une union, afin que l’autorité mette en œuvre, le cas échéant, les pouvoirs qu’elle tire du chapitre II du titre Ier du livre VI du code monétaire et financier.
« Les cotisations versées au fonds de garantie par les mutuelles ou unions dont l’adhésion au fonds a pris fin ne peuvent faire l’objet d’un reversement par celui-ci.
« Art. R. 432-14. – Si le fonds de garantie intervient dans les conditions prévues à l’article L. 431-3, il utilise par priorité ses ressources disponibles, avant d’appeler, en tant que de besoin, les réserves pour fonds de garantie prévues à l’article R. 432-13.
« Si la mise en jeu de la garantie du fonds excède le montant global prévu au premier alinéa de l’article R. 432-13, le fonds emprunte les sommes nécessaires à la préservation des droits des membres participants, de leurs ayants droit ou bénéficiaires de prestations, dans la limite d’une fois ce montant global.
« Art. R. 432-15. – En cas d’intervention du fonds de garantie dans les conditions prévues à l’article L. 431-3, les mutuelles ou unions reconstituent, au cours des trois années suivantes, le montant des sommes versées par le fonds par un versement complémentaire au fonds égal, pour chacune de ces trois années, au tiers des ressources disponibles utilisées par le fonds et, le cas échéant, par une dotation complémentaire de leur réserve pour fonds de garantie égale, pour chacune des trois années, au tiers du montant de cette réserve appelé par le fonds.
« Selon les branches définies à l’article R. 211-2 dont relèvent les droits ayant fait l’objet de l’intervention du fonds, la reconstitution des sommes versées par le fonds s’effectue sur la base d’une quote-part égale au pourcentage que représentent dans chaque mutuelle ou union les provisions techniques afférentes soit aux branches 1 et 2, soit aux branches 20 à 26 dans les provisions techniques de même nature de l’ensemble des mutuelles et unions adhérentes, telles que constatées au 31 décembre de l’année précédente.
« Pour les mutuelles ou unions qui adhèrent à un système fédéral de garantie, le versement complémentaire est effectué pour leur compte par l’intermédiaire du système fédéral de garantie.
« Art. R. 432-16. – Les réserves pour fonds de garantie sont admises comme éléments constitutifs de la marge de solvabilité des mutuelles ou unions adhérentes tel que prévu aux articles R. 212-11, R. 212-15 et R. 212-18, à hauteur de la part de cotisation versée par la mutuelle ou union et non utilisée par le fonds.
« Les certificats d’association éventuellement émis dans les conditions prévues à l’article L. 431-7 viennent en diminution de la marge de solvabilité des mutuelles ou unions qui les souscrivent.
« Art. R. 432-17. – Le règlement du fonds de garantie détermine les conditions dans lesquelles celui-ci emprunte auprès de ses adhérents.
« Chaque emprunt doit être remboursé dans un délai maximal de six ans à compter de la date de sa souscription.
« La quote-part de chaque mutuelle ou union adhérente dans les emprunts du fonds vient en diminution de sa marge de solvabilité.
« Art. R. 432-18. – Une provision est constituée dans la comptabilité du fonds de garantie pour enregistrer les cotisations versées par les mutuelles ou unions adhérentes, les produits financiers générés par ces cotisations et toutes autres ressources du fonds, sous déduction de ses frais de gestion.
« Le montant de cette provision est investi dans :
« 1° Des valeurs cotées sur un marché réglementé d’instruments financiers d’un Etat membre de l’Union européenne, à l’exclusion des valeurs émises par une mutuelle ou union adhérente au fonds de garantie ou par un système fédéral de garantie ;
« 2° Des valeurs émises ou garanties par un Etat membre de l’Union européenne ;
« 3° Des liquidités ;
« 4° Des actions de sociétés d’investissement à capital variable et des parts de fonds communs de placement détenant exclusivement des actifs relevant des 1°, 2° et 3° sans que soient prohibées les valeurs émises par des mutuelles ou unions adhérentes au fonds de garantie ou par un système fédéral de garantie dès lors que le montant total de ces valeurs n’excède pas 15 % de la valeur d’actif de chacun des instruments financiers de gestion collective visés ci-dessus.
« Les placements sont comptabilisés au prix d’achat et les moins-values provisionnées ligne par ligne.
« La provision ne peut être investie à hauteur de plus de 5 % dans des valeurs émises par un même organisme, à l’exception des valeurs émises ou garanties par un Etat membre de l’Union européenne.
« Les liquidités doivent représenter à tout instant au moins 20 % des actifs du fonds.
« Les valeurs et liquidités du fonds de garantie sont déposées auprès d’établissements de crédit ou d’entreprises d’investissement régulièrement habilités par un Etat membre de l’Union européenne. Aucun de ces établissements ou entreprises ne peut détenir plus de 25 % du montant de la provision.
« La comptabilité du fonds doit permettre de distinguer le montant des cotisations versées par les mutuelles ou unions adhérentes, le montant cumulé des produits financiers des cotisations et les autres ressources du fonds. »

Pour la détermination de l’assiette de la première cotisation due par chaque mutuelle ou union adhérente au fonds de garantie, en application des dispositions du code de la mutualité issues du présent décret, il est fait référence aux provisions techniques constatées dans les derniers comptes certifiés.

Article 4

Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé et la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 27 juin 2011.
François Fillon
Par le Premier ministre :
Le ministre du travail,

de l’emploi et de la santé,

Xavier Bertrand

La ministre des solidarités

et de la cohésion sociale,

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