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Contentieux administratif

CE 22 mai 2009, Manseau, n° 301186

onsidérant, d’une part, qu’aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d’irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, soit par un avoué en exercice dans le ressort du tribunal administratif intéressé, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d’une somme d’argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d’un litige né d’un contrat. / La signature des requêtes et mémoires par l’un de ces mandataires vaut constitution et élection de domicile chez lui » ; qu’aux termes de l’article R. 811-7 du même code : « Les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d’appel doivent être présentés, à peine d’irrecevabilité, par l’un des mandataires mentionnés à l’article R. 431-2 (…) » ; qu’aux termes de l’article 1984 du code civil, qui définit la forme du mandat : « Le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom (…) » ;

Considérant que ces dispositions relatives au mandat, ainsi que le principe d’indépendance de l’avocat, impliquent nécessairement que l’avocat soit une personne distincte du requérant, dont les intérêts personnels ne soient pas en cause dans l’affaire, et font obstacle à ce qu’un requérant exerçant la profession d’avocat puisse, dans une instance à laquelle il est personnellement partie, assurer sa propre représentation au titre de l’article R. 431-2 du code de justice administrative ;

Considérant que si M. MANSEAU, invité à régulariser sa requête en application de l’article R. 612-2 du code de justice administrative, n’a pas constitué avocat ni fait valoir de demande d’aide juridictionnelle, et a indiqué à la cour qu’il entendait, en tant qu’avocat, assurer sa propre représentation , l’irrecevabilité de sa requête d’appel a été couverte depuis qu’il a recouru, pour se pourvoir en cassation et pour la poursuite éventuelle de l’instance devant le Conseil d’Etat, au ministère d’un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ; qu’ainsi sa requête doit être regardée sur ce point et à ce titre comme recevable ;

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